Louise Express #8 : Histoire d’un aller et retour

Après quelques mois de jobs de merde, le covid, le confinement et pas mal d’autres péripéties j’ai pu profiter de vraies vacances. 48 jours sur la route, les chemins et la mer. 48 soirs aux cours desquels j’ai, presque sans exceptions, écrit mes pensées, mes émotions et mes opinions dans un carnet. Je livre ici ce carnet, dans un ordre géographique, avec ses imperfections et ses pépites. Bienvenue à bord de la Louise.

-Onewhero Domain, lundi 30 novembre, jour 41, 5834km du départ-

La tête dans le cul. Une nuit trop courte, entrecoupée de rêves tantôts trop sérieux, trop profonds, trop dérangeants. Trop. Comme trop de bouffe hier soir. Il va pleuvoir aujourd’hui, les nuages bas et blancs sont prêts à déverser leur contenu.

Message de Simon. Il est sur la route entre Hamilton et Auckland. Allez. Il pleut et je n’ai pas grand-chose de prévu, un peu de compagnie ne fera pas de mal.

Je passe d’abord par Hamilton pour deux-trois choses. Les courses se passent bien et je suis content de mes provisions. J’ai juste oublié de prendre de l’huile mais ça devrait le faire. Le plein. Impec’. L’essence est redescendue de ce week-end et mon SP91 me coûte $1.70 et quelques. Tous les voyants sont au vert. Petit pipi avant de partir et là… une bonne heure de perdue à chercher des toilettes publiques qui étaient à 10 mètres de moi. Je suis énervé. D’autant plus qu’hier soir j’ai cassé ma lumière de plafond que j’ai essayé de réparer sans succès avant d’en acheter une nouvelle. Ce temps perdu pour des choses vides de sens m’agace fortement mais bon… Wot tak.

Rendu au freecamp de Simon je n’ai rien fait. On n’a rien fait. Parlé, parlé. C’est tout. De la France, du voyage, ici, de la route, des copains de KBC qui sont maintenant un peu partout… Pas de rando aujourd’hui. Pas de musée non plus. Encore moins de ville. Rien. Ce rien chaud de rupture de la solitude, de changement de rythme de mon quotidien. Ça fait du bien mais ça me fait peur.

La vente du van me stresse. Un RDV était censé être prévu aujourd’hui à Auckland : pas de nouvelles avant 19h, pas de RDV au final. J’en ai un demain matin. Ce freecamp fera bien l’affaire avant de rallier (et dépasser dans la foulée) Auckland. Je me couche tôt (pas assez tôt en fait), histoire de bien de me reposer d’être frais pour Auckland et ses bouchons.

-Ocean Beach Carpark, mardi 1er décembre, jour 42, 6100km du départ-

Début de journée bon. Il fait toujours gris mais ça va. Au revoir à Simon. Il prend son temps lui, il le peut. Il a économisé suffisamment pour passer une année sans travailler, le rêve. Ça fait des mois qu’il est sur la route Simon. Respect à lui, je ne sais pas comment je m’occuperais dans sa situation. Mais on n’est pas dans la même, donc direction Auckland.

Les bouchons ici sont très parisiens. Ça va, je gère comme à la belle et facile époque des courses d’escaliers avec l’équipe de VERAMA. Le RDV est à quelques pas du Mt Eden, dans un parc. Mes deux acheteurs potentiels arrivent. On discute, ils checkent la voiture, la conduisent… Ça leur plait malgré des traces de rouille et l’absence de batterie secondaire à l’arrière. Ils doivent voir un autre van demain donc on verra demain si on avance. Parfait. J’espère les avoirs convaincus d’acheter la Louise, se serait parfait. J’imagine déjà leurs objections, mes réponses et la négociation. Je suis excité et heureux.

Cap sur le Northland maintenant, l’avant-dernière étape du voyage, avant Auckland et la vente du van. La route est longue. Hachée par les travaux et des kiwis chauffards sur les bords. Finalement j’arrive à Whangarei. Rien à faire ici. Je décide de me frotter au Te Whara Track, magnifique a priori. Il doit l’être mais après deux beaux points de vue sur la Ocean Beach je commence à m’enfoncer dans une forêt pleine de racines. Finalement, après une petite heure de marche et face à une longue descente dans des racines humides, je fais demi-tour. Ma cheville n’est pas non plus totalement remise et est douloureuse par moments. C’est plus sage d’arrêter ici. Je ferai l’autre côté demain. Je ne serais capable de rien en étant autant diminué ici, pour vendre le van et pour être avec Sherry.

En rentrant mon esprit divague un peu : le stress de la vente du van, mon admiration pour Sherry et ses sacrifices pour sa famille, etc. Ça ne sent pas très bon à vrai dire. Je me sens heureux mais pas aussi serein qu’avant, comme si Hobbiton avait été une fin en soi et que la suite n’était que de trop. On verra demain. J’ai changé mes plans et refait un peu tout, ça à l’air prometteur donc y’a plus qu’à.

-Maitai Bay Campsite, mercredi 2 décembre, jour 43, 6322km du départ-

Encore une nuit pas très reposante. Toujours ces rêves profonds/dérangeants/sérieux qui coupent ma nuit. Heureusement qu’il fait beau ce matin. Hier j’ai piqué une tête dans la mer et ça m’a fait un bien fou, faisant refroidir ma tête et mon corps. Le matin je suis allé à Urquhart Bay, l’autre entrée du track d’hier. C’était bien mieux, les vues de la falaise et le chemin en lui-même étaient beaucoup plus propres. Une boucle d’une petite demi-heure et j’étais reparti direction Waitanghi, lieu historique où la NZ est devenue une colonie britannique.

Sur la route toujours les mêmes chauffards et travaux qui rendent nerveux. Qu’importe, j’avance. Arrivé à Waitanghi j’apprends que le couple d’hier ne prendra pas le van. Première déception. J’accuse le coup, ça fait chier quand même. Je vais au musée pour me détendre et là on m’annonce $50 pour les non-résidents, $25 pour les résidents. Ah. Je suis pris entre ma curiosité et la captivité du chemin parcouru pour cet endroit uniquement. Je paye. Le musée est décevant car ayant écumé beaucoup de musées publics gratuits je connais une grande partie de l’histoire de ce traité. Je n’apprends donc pas grand-chose ici. Toutes ces petites désillusions finissent par me foutre le cafard.

Je vais m’en sortir j’ai pas le choix. Je décide de tracer à Maitai Bay, campsite du soir. Toujours la route, les kiwis, les chantiers. J’essaie de me calmer, cette vente me stresse beaucoup trop. Trop, car finalement cette vente, une non-vente plutôt, me forcerait à retravailler pour rejoindre Sherry beaucoup plus tard dans le mois. En cette fin de road-trip éclair je manque de temps. J’essaie de repartir à zéro.

Je fais mon plan pour les deux jours à venir : beaucoup de route pour peu d’activités mais au moins je serai à Auckland le vendredi après-midi. Mon état physique est pas fou : une douche chaude, un rasage de barbe et une coupe de cheveux fraiche me feraient du bien. Ce soir j’aurais la douche, même si froide. Du coup vendredi et samedi soir en hostel. Ça me retapera et je pourrais faire une lessive en attendant d’y voir plus clair. Ne pas oublier de relancer les deux dernières personnes intéressées, publier sur Facebook, etc.

Me débarrasser de la Louise ce week-end, sinon c’est direction les kiwis pour une à deux semaines, rouler jusqu’à Christchurch, prendre le ferry remettre le van à vendre, etc. Je n’en ai pas envie du tout. Il faut que je me bouge si je veux réussir mon objectif.

Mais surtout j’ai besoin d’une bonne vraie nuit.

-Kaikohe, jeudi 3 décembre, jour 44, 6671km du départ-

Salauds de moustiques. Habitués à dormir fenêtres ouvertes, j’avais jusqu’ici échappé aux attaques de ces suceurs de sang. J’ai pris cette nuit ce que je n’ai eu du voyage. Je me suis bien fait bouffer jusqu’à ce que je finisse par me lancer à la guerre aux moustiques avec un magazine et du répulsif. Une dizaine de moustiques plus tard je pouvais enfin dormir. Ça a fait du bien, surtout après la douche froide dans les toilettes du campsite. Un peu spartiate mais ça fait bien son office.

J’ai un peu trainé ce matin sur Maitai Bay, à crapahuter sur les rochers alentours, avant de partir pour le cap Reinga. Dans le Far North (ouais y’a rien plus au nord que cette pointe), au bout de la highway, il est là. C’est ici que la mer de Tasman-Sud rencontre le Pacifique Nord. C’est par là qu’est arrivé Abel Tasman, Cpt Cook et un Français (de quelque chose, son prénom c’était Marion). C’est marrant de voir comment les vagues se croisent et se rencontrent ici car elles ne vont pas dans le même sens. J’imagine les pyramides d’eau qui doivent se former quand le temps est gros… Pour le moment je contemple et admire la mer jolie. Pour les maoris cet endroit est particulier car c’est ici le dernier endroit où passe l’âme des défunts avant d’aller se reposer en mer. Intéressant. Je me dis aussi qu’au-delà de ce Cap il y avait plus d’inconnues que de connues pour les maoris, bien que grands voyageurs des mers à l’occasion. Ça à quelque chose de beau de se dire que les morts ont accès à ce qui est inconnu aux vivants…

Le Cap Reinga est surmonté d’un phare, toujours en opération, qui est la seule construction de cette côte où le sol peu fertile et battu par les embruns ne laisse pousser qu’une végétation rase. D’ici je n’ai jamais été aussi proche de chez moi. Et aussi loin en même temps. C’est dur parfois. J’en ai pleuré hier avec Sherry car tout s’accumule en cette fin d’année : vente du van, fin du visa, billet d’avion et compte en banque. Rien que des problèmes qui m’ont fait aller en larmes au téléphone. Aujourd’hui ça va mieux. Le repos, même si haché, la douche, même si froide, la route, même si longue…

Je maintiendrai.

-Fort Street Hostel, vendredi 4 décembre, jour 45, 7086km du départ-

Très bonne nuit à Kaikohe. Je suis arrivé sur un parking en terre au bord d’un terrain de rugby, sur lequel se déroulait un petit tournoi de toucher. C’était animé, très sympa, beaucoup de gens pour un jeudi soir, mais bonne ambiance. La route, bien que passante, s’est tue sur les coups de 9h. Nuit parfaite. J’ai aussi terminé les deux derniers moustiques d’hier. Parfait ! Ma petite solution avec 3 lampes LED mobiles pour remplacer le plafond lumineux marche parfaitement. Elles forment un halo agréable de la Louise. Donc voilà. Bien dormi. Bien reposé.

Les freecamps du Northland étants rares et mal équipés, j’ai commencé à avoir pas mal de poubelles. Il faudra que je trouve à m’en débarrasser sous peu. J’ai deux choses à faire, trois, aujourd’hui : faire un tour dans une forêt de Kauri (arbre typique des régions sub-tropicales de NZ), faire un plein à pas cher (à Whangarei, direct à la sortie du terminal pétrolier) et voir un type pour la vente du van. Mon hôtel à Auckland est booké, chambre de 4 avec lit superposé et salle de bain privative, pour retourner tranquillement à la civilisation (une vraie douche chaude, la lessive, une chambre…). Direction donc la forêt de Kauri et Tare quelque chose, le plus grand Kauri de Nouvelle-Zélande.

Là depuis plus de 2000 ans, son tronc est massif et il monte haut dans le ciel. Son nom complet signifie plus ou moins qu’il représente la vie ou la Nature. Jadis, quand les européens et les maoris ont commencé à commercer, le Kauri a été sur-exploité pour les bateaux. Les maoris étant étrangers à la propriété privée ils ont rapidement accordé de larges concessions aux « pakehas » (blancs européens) qui s’en sont donnés à cœur joie, quitte à se servir sans demander. La surface de Kauris à largement diminuée à cause de cela, avant que la Couronne ne vienne mettre son nez là-dedans. Aujourd’hui il est à nouveau menacé, par un champignon cette fois-ci, qui a obligé à isoler les racines de Kauri de l’Homme par des passerelles et à obliger à laver et désinfecter ses chaussures à chaque entrée/sortie des lieux protégés.

Une fois cette escapade sylvestre accomplie, direction Whangarei pour le plein et ensuite Auckland. Beaucoup de monde sur la route. Auckland se vide le week-end manifestement. Travaux et accidents sur la route, je trace tout de même jusqu’au port d’Auckland pour le viewing. Il aime la Louise et fini par me proposer $6000. Ça coince, j’en demandais $7500.

J’ai besoin de repos et de réflexion.

-Fort Street Hostel, samedi 5 décembre, jour 46, 7218km du départ-

Bon ben j’ai pas beaucoup ou bien dormi. $15 la nuit c’est pas cher. $15 la nuit ça vaut ce que ça coûte. Pas beaucoup. Les locaux sont pas fou fou, la cuisine peu équipée et les chambres sont spartiates (spéciale dédicace aux prises fixées au plafond, 1m au-dessus du lit…). Après occupé et excité/stressé que j’étais hier je me suis couché à 1h du mat, fenêtre ouverte avec des bars en rooftop tout autour… Musique techno jusqu’à 1h quoi. Réveil à 7h pour récupérer la voiture à 8h30 (n’ayant pas vérifié les parkings gratuits/payants à Auckland, j’en ai eu pour 10 balles de parking pour la nuit), café et toasts (luxe) et c’est parti. Je suis allé faire mes petites courses à Pak’n’Save en réfléchissant à mes options de la journée.

J’étais censé voir deux personnes pour la Louise. L’une à déjà acheté une voiture (ici elle a mis une option via un deposit de $100/$200) et l’autre ne réponds plus… Besoin d’air. Ressort alors de ma tête Karekare Beach.

Cette plage est à une grosse demi-heure du centre d’Auckland. Elle était dans La leçon de piano de Jane Campion, dans un plan iconique où le piano semble nager dans le brouillard posé sur une plage de sable noir avec une gigantesque falaise en arrière-plan. Iconique.

Sachant que English Max était dans le coin et qu’il aime ce genre d’endroit isolé et hors de la civilisation. Il était dispo et pas trop loin donc il m’a rejoint pour ce périple dans la montagne à l’ouest d’Auckland. C’était un dernier périple parfait. Le lieu valait largement sa réputation. La plage est gigantesque et le sable y est bien noir, battu par de fortes vagues. Les falaises sont donc découpées par la mer, doucement mais sûrement, avec cet immense rocher posé dans le milieu de la plage. Au-delà de la plage, les falaises alentours sont accessibles par de nombreux chemins escarpés (on les à tous faits avec Max) à travers les forêts.

En plus de la sortie au vert avec Max on a beaucoup discuté de la vie, de nos projets, nos espoirs, nos craintes… C’était bien de discuter comme ça, intéressant et stimulant. Tout est parti du fait que je lui ai offert un café. Comme quoi il suffit de peu pour avoir beaucoup.

En rentrant Max m’a convaincu de négocier mon van au plus proche des $7000, avec succès puisque l’acheteur me proposera $6600 dans la soirée. Van remboursé avec $100 de bonus. Auckland de nuit c’était pas fou, beaucoup de lumières et de bruit pour pas grand-chose.

A demain.

-Fort Street Hostel, dimanche 6 décembre, jour 47, 7218km du départ-

Courte nuit mais réveil motivé. La Louise ne sera plus à moi bientôt. Je commence donc à enlever, retirer, tout ce qui m’appartient. De la proue à la poupe. De bâbord à tribord. Je dois disparaitre.

La plaque, la ula du tableau de bord, mes câbles USB, batterie portable, mes effets, mon gros sac à dos, ma pince multiprise, mon couteau, gants de travail, kit de nettoyage… Je m’arrête là car on dirait Les choses de George Perec. Je m’apprête à me séparer de mon van, de ma maison. Ce van m’a protégé des intempéries, des rigueurs du froid, du ballotage du vent, (presque) des moustiques, des sandflies et de tout ce qui pique et mord en Nouvelle-Zélande. La maison c’est finalement là où l’on se sent au chaud (foyer), en sécurité et dans un espace mentalement et physiquement confortable. Voilà ce qu’est une maison. Voilà ce qu’était la Louise.

(Cortège dans la rue portant un cercueil, gens avec des fusils, des drapeaux rouges et noirs, chants révolutionnaires avec des chorales et fanfares)

Une fois mon backpack de nouveau complet (ma vie tient toujours dedans), l’arrière du van balayé, le linge trié, c’est retour à l’hôtel. J’y ai eu la mauvaise surprise de trouver un gros cafard, dans mon sac à provisions tranquillement. Comme ce n’est pas mon dessert préféré j’ai piégé le cafard et l’ai laissé au staff. Après avoir mangé j’ai rédigé dans un carnet laissé à l’abandon (j’avais commencé à écrire des choses structurant mon idéologie mais j’avais arrêté car c’était trop brouillon, j’ai sauvé quelques feuillets au cas où) des notes, des trucs astuces pour le nouveau proprio du van. J’avais envie de faire ça.

Passé ce carnet je n’ai plus rien fait d’intéressant.

Ayant visité Auckland de nuit hier, j’ai refait le même tour de jour et c’était pas beaucoup mieux. J’ai adoré la rue qui remonte de l’hôtel, animée, très asiatique et colorée. Le centre m’a fait penser à Lorient, en plus rapide en plus grand. Mais Lorient quoi. Cette ville ne me plaît pas. Je n’y trouve pas d’âme et c’est triste et ennuyeux. Enfin bref.

Demain est un autre jour.

-Vol 571 à destination de Christchurch, lundi 7 décembre, jour 48, 7241km du départ-

La Louise n’est plus. Vendue et garée dans un parking d’Auckland, elle redevient un van blanc anonyme de plus sur la route. On a fait un beau bout de route dans toue la Nouvelle-Zélande. Hormis l’abandon de la West Coast de l’ile du Sud, rien en NZ ne m’a semblé inaccessible. Des montagnes de l’Otago aux jungles du Nord en passant par les gravel roads de partout j’ai le sentiment d’avoir fait beaucoup, et même temps si peu.

Je trouve avoir fait au mieux dans les conditions matérielles à ma disposition et dans les contraintes dans lesquelles j’étais plongé. Très stoïcien dans l’idée. Je n’ai pas de « bilan », de comptabilité, d’inventaire quantitatif et qualitatif à fournir là, pas maintenant. Je ferai peut-être ça plus tard mais ça me parait inutile maintenant. Je veux juste dire que j’étais heureux et libre (car heureux ? ou heureux car libre ?) et que j’ai vécu une aventure, mon aventure. J’ai déjà en tête la manière dont je vais raconter cette histoire. Je verrai plus tard.

Le temps est maintenant à de nouveaux projets.

Finir les cadeaux de Noël, emmener Sherry voir des dauphins, partir en vacances entre Noël et le Nouvel An, trouver des souvenirs pour la famille, finir d’envoyer les cartes postales, envoyer un colis en France, me faire un dernier tatouage…

Beaucoup de choses de prévues, relativement peu de temps avant le départ, retour, pour la France le 22 janvier. Il va falloir être efficace… Et que je me réadapte à la vie sédentaire. Plus de nouvelles villes chaque jour, plus de rien à faire, etc. Il va falloir s’y faire.

Profiter à plein de mes derniers temps ici, me rappeler pourquoi je suis venu, pourquoi je ne reste pas, et pourquoi je ne vais pas vraiment partir.

Je ne sais pas trop quoi écrire d’autre à vrai dire. Peut-être plus tard après relecture j’écrirai un ultime texte. Ou peut-être pas.

A demain.

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